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Comment éviter le gaspillage et améliorer la durée de vie des produits de finition et autres produits chimiques

Publié le 9 juillet 2014

En tant que détaillant de produits de finition pour le bois, il n'est pas rare que des clients nous contactent pour nous demander si le produit entamé qu'ils ont acheté il y a 2, 5 ou 10 ans est encore utilisable. La réponse varie beaucoup, puisque les produits de finition sont fabriqués à partir de différentes composantes, dont certaines sont vulnérables à l’oxydation, la lumière et les variations de température. Quiconque a déjà dû se débarasser d'un gallon de peinture ou de teinture à l'huile sait que c'est assez frustrant et coûteux. On tentera donc d'éviter de les gaspiller lorsqu’on les entrepose pour une certaine période de temps. Heureusement, il existe plusieurs moyens pour minimiser ou complètement empêcher le gaspillage de ces produits !

Qu’est-ce qui cause la dégradation des produits de finition ?

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent contribuer à dégrader un produit et à le rendre inutilisable. Certains sont faciles à contrôler, d’autres moins:

  • Exposition à la lumière : Certains produits sont sensibles à la lumière, qui cause des changements de nature chimique, altérant le produit. Il est facile de minimiser ce problème en utilisant des contenants opaques.

  • Gel et chaleur : Certains produits sont sensibles au gel, à la chaleur, ou aux variations de température. Dans certains cas, un produit pourra tolérer une quantité maximale de cycles de gel/dégel. Les températures élevées pourront également altérer la structure moléculaire de certains produits chimiques, affectant ainsi leur efficacité. On voudra toujours ranger les produits de finition dans un endroit frais, et à l’abri du soleil. On évite donc de laisser ces produits dans un véhicule, été comme hiver, ou dans un garage non-chauffé l’hiver.

  • Oxydation : C’est le facteur le plus difficile à contrôler. Tous les produits sensibles à l’oxydation vont voir leur durée de vie s’écourter si on ne s’assure pas de les protéger de l’exposition à l’air ambiant.

Beaucoup trop de produits de finition sont gaspillés à chaque année.

La vitesse à laquelle le produit se dégradera dépendra bien entendu de sa composition ainsi que du niveau d’exposition aux différentes conditions évoquées ci-haut: Lumière, gel, chaleur et oxydation. Un produit qui s’est dégradé s’épaissira, deviendra gélatineux, formera parfois une pellicule à la surface, ou formera des sédiments qui peuvent bloquer ou boucher les pulvérisateurs à produits de finition, et ruiner votre couche de finition.

L’utilisation d’un produit périmé s’apparente souvent à jouer à la loterie: Une huile périmée par exemple, risque de ne pas polymériser (sécher) correctement après avoir été appliquée, ce qui vous coûtera temps et argent pour décaper/sabler et finir à nouveau avec un produit neuf. Mentionnons aussi qu’en plus des coûts en temps et en argent (et parfois à l’orgueil…), il y a aussi des coûts environnementaux au gaspillage de ces produits chimiques, qui ne sont pas négligeables. Aux États-Unis, par exemple, selon l’Environmental Protection Agency, plus de 40 millions de litres de peinture à l’huile sont gaspillés à chaque année…

Quels produits sont périssables ?

Au Canada, la bonne nouvelle est que de moins en moins de produits de finition sont sensibles à l’oxydation car, plusieurs produits traditionnels qui s’oxydent facilement ont été graduellement retirés du marché en raison de leur non-conformité avec la Réglementation concernant les Composés organiques volatils (COV). Des lois assez restrictives ont également été mises en place dans l'ensemble de l'Union Européenne. Les États-Unis, quant à eux, sont beaucoup moins restrictifs pour le moment. On y retrouve ainsi toujours un grand choix de peintures, teintures et vernis à base d’huiles et solvants, et de vernis à base de polyuréthanes et solvants. Ces produits, très sensibles à l’oxydation, sont progressivement remplacés par des teintures et vernis à base d’eau, et sont beaucoup plus stables chimiquement, et inoxydables. Par contre, il n’en demeure pas moins que plusieurs produits de finition toujours sur le marché sont sensibles à l'oxydation, que ce soit en Europe, au Canada, aux États-Unis, ou ailleurs dans le monde:

  • Tout produit à base d’uréthane ou de polyuréthane (General Finishes, Old Master et plusieurs marques industrielles dont CanLak, Chemcraft, Akzo Nobel, Sico Industriel, etc.);

  • Colles uréthanes (DuraPro, Titebond, Gorilla Glue, etc.);

  • Huiles de finition (Livos, Tried & True, Old Master, Deft, Minwax, Circa, Prato-Verde, Watco, Carver, etc.);

  • Vernis marins et autres vernis à base d'huile (Epifanes, Interlux, Behr, etc.);

  • Résines d’époxy (Varathane, Circa, West Coat, East Coat, etc.);

  • Certaines peintures et teintures à base d'huile (Deft, Varathane, Tremclad, Minwax, Old Master, General Finishes, etc.).

Comment minimiser l’oxydation ?

Il existe plusieurs trucs du métier qui vous permettront d’éviter le gaspillage de vos produits de finition en minimisant l’oxydation autant que possible. Voici une liste des meilleures pratiques… et des pratiques à éviter :

L'utilisation d'un bec verseur éliminera les risques de dégâts et gardera le contenant hermétique
  • Transvidage : Transvider ce qui reste de produit dans un contenant le plus petit possible, afin qu’il y ait le moins d’oxygène possible dans le contenant. Ce truc va diminuer l’oxydation, mais il n’en demeure pas moins qu’il demeurera toujours une certaine quantité d’oxygène en contact avec le produit. S’assurer d’utiliser un contenant opaque pour éviter la dégradation en raison d’une exposition à la lumière.

  • Contenant hermétique : Il est important de garder le sillon du contenant propre, ou de bien le nettoyer avant de remettre le couvercle pour s’assurer que le contenant pourra être fermé de façon totalement hermétique. Il peut être intéressant d’utiliser un bec verseur en plastique sur le contenant, pour éviter à la fois les dégâts et que le produit se retrouve et sèche dans le sillon. On peut également utiliser une pellicule plastique pour aliments, à condition qu’on ne nuise pas à la fermeture hermétique du contenant.

  • NE PAS : percer le sillon pour que le liquide recoule dans le contenant : Vous affectez l’intégrité du contenant en la déformant, et empêchez une fermeture hermétique.

  • NE PAS : Utiliser un contenant bossé ou déformé si le couvercle ferme mal. Encore une fois, l’intégrité du contenant est disparue, avec l’hermétisme. Transvider.

  • NE PAS : Mettre une feuille de papier ciré sur le produit dans le contenant : Totalement inefficace. L’oxygène passe quand même, et le produit adhèrera au papier ciré et formera une pellicule, sans compter la contamination possible.

  • NE PAS : Utiliser des roches, billes, ou autres pour remplir le contenant et limiter la quantité d’air dans le contenant : En plus d'être très salissant et de risquer de causer un dégât, il y a risque de contamination du produit. Et il restera toujours de l’air dans le contenant. Mieux vaut transvider dans un plus petit contenant. Mais il y a encore mieux...

Éliminer l’oxydation ? C’est possible avec un préservateur pour produits de finition !

Les trucs évoqués ci-haut vous aideront certainement à minimiser l’oxydation autant que possible, mais il n’en demeure pas moins que dans tous les cas, il y aura toujours de l’air – donc de l’oxygène et de l’humidité en contact avec votre produit, ce qui le fait sécher et épaissir… à moins bien sûr que vous ayez à la maison un système de mise sous vide industriel, mais permettez-nous d’en douter !

Simple à utiliser, Bloxygen est un investissement pour éliminer le gaspillage de produits coûteux

Une solution simple et économique pour empêcher tout risque d’oxydation et de sauver à la fois temps et argent, est le recours à un préservateur de produit de finition, comme le Bloxygen. Il s’agit d’un gaz inerte, habituellement de l’argon, qui est 25% plus lourd que l’oxygène. Contrairement au CO2, qui réagit en contact avec l’eau pour créer de l’acide carbonique, ou aux « dépoussiéreurs » à air comprimés, qui contiennent du difluoroéthane, un gaz inflammable, l’argon ne peut pas brûler, exploser ou réagir avec différents produits chimiques. En vaporisant une petite quantité de ce gaz dans votre contenant juste avant de le refermer, il se déposera entre le produit et l’air qui se trouve toujours dans le contenant, et empêchera donc l’oxygène d’entrer en contact avec le produit.

Pour une quinzaine de dollars, vous aurez une bouteille d’argon pressurisé qui permettra environ 75 utilisations pour un contenant d’un litre, ce qui devrait durer plusieurs années et vous permettre d’économiser une somme considérable. En considérant qu’une seule utilisation de Bloxygen vous permettra d’éviter de gaspiller la moitié d’un contenant d’un litre de vernis marin qui peut coûter 50-75$, on peut considérer que sauver seulement un quart de litre de produit de finition paie pour le Bloxygen. Les 74 autres utilisations sont «gratuites» ! Sachant que l’on peut éviter de gaspiller les gros contenants vendus en format 3,78 Litres (1 gallon), il devient plus économique de les acheter en grand format qu’en petits formats.

Le Bloxygen, un produit aux applications nombreuses… et surprenantes !

Plusieurs composantes chimiques, comme la poudre à canon, peuvent avoir une durée de vie augmentée grâce à l'argon.
Crédit photo: Wikimedia

L’argon prévient l’oxydation en général. Par conséquent, Bloxygen peut être utilisé pour de nombreuses applications en dehors de son mandat de préservateur de produits de finition, telles que pour conserver la poudre à canon, les produits reliés à l’impression et à la reprographie professionnelle, les produits de laboratoire, les produits utilisés dans le monde de la carrosserie automobile (body shops), les additifs pour l’essence, ainsi que toutes les peintures, teintures et vernis à base d’huile. Par contre, il est important de noter que l'argon n'a que peu ou pas d'impact sur les produits de finition à base d'eau. Il est utile uniquement pour les produits de finition à base d'uréthane, polyuréthane, huile, et pour les résines d'époxy.

L’oxydation s’attaque également à quelques produits alimentaires. Vous voulez éviter l’oxydation de votre bouteille de vin bue à moitié et vous n’avez pas de système sous vide sous la main ? Vous voulez éviter que votre belle guacamole, vos pommes de terre, bananes ou crevettes brunissent ou que votre café ou vos noix changent de goût sous l’effet de l’oxydation ? Essayez l’argon, pour voir…

Connaissez-vous des produits sensibles à l’oxydation qui n’ont pas été mentionnés dans cet article ? Faites-nous en part dans la section commentaires ci-bas !



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